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Rendez-vous cette semaine avec Clément et Séveryne de La Poule Mouillée à Plouay.

Alors, on change ? Rendez-vous cette semaine avec Clément et Séveryne, de La Poule Mouillée, à Plouay.

Inspirer. Risquer. Réussir. Changer. Se planter. Rebondir. S’entourer. Rire. Partager. Être fiè.re.

Autant d’actions qui définissent les artisan.e.s et producteur.ices que nous rencontrons chaque jour au Comptoir d’Ici. Ils nous inspirent au quotidien et comme nous sommes sympas, nous partageons avec vous leurs visions du changement : de vie, de métier, de façon de produire et de créer.


Rendez-vous cette semaine avec Clément et Séveryne, de La Poule Mouillée, à Plouay.


 

Le poulet, c’est la vie.

 

« Nous élevons des poulets de chair et des pintades bios. On a également des œufs, mais en petite quantité - on ne les vend que sur place. Nous cultivons aussi des céréales, destinées à la consommation humaine et à l’alimentation de nos volailles (lentilles, orge brassicole, blé noir). Nous développons également la pomme de terre et quelques produits transformés (comme les rillettes de poulet).


 

Le choix du Bio

 

Le bio était une évidence. On ne voulait pas faire autrement. En 2015, Séveryne s’est d’abord installée seule, tandis que je conservais mon travail de soigneur animalier, afin de ne pas prendre trop de risques financiers. Sur ce terrain de 22 hectares, il y avait un hangar de 750 m2. On avait comme objectif d’élever 6000 volailles au bout de la cinquième année d’exploitation. (ndr : un poulailler industriel élève en moyenne 24 000 volailles par an).

Quand Séveryne a trouvé ce terrain, il était propre. L’ancien propriétaire n’avait pas développé d’activité et beaucoup de parcelles étaient en herbe, non traitées. Donc, on a pu obtenir les agréments bio rapidement, et commencer les cultures de céréales dans la foulée. En 2017, nous nous sommes associés et nous avons pu agrandir le terrain (actuellement 92 hectares), afin de pouvoir cultiver des céréales et être autonomes. Aujourd’hui, nous sommes quatre à travailler à plein temps à la ferme, et nous élevons 12 000 volailles par an.


 

S'engager, c'est bien…

 

Les clients sont ravis de venir à la ferme. Certains sont du coin, mais d’autres viennent de plus loin. On voit de plus en plus de gens rechercher ce contact direct. Généralement, en mai, on organise des portes ouvertes à la ferme, pour tous ceux qui ont envie d’en savoir un peu plus sur ce qu’ils mangent. On saisit d’ailleurs l’occasion pour leur parler de notre manière de travailler, du fait qu’on ne traite pas nos céréales, que les poulets sont donc nourris avec des aliments « propres », sans enrobage chimique.

 


…. mais, c’est pas toujours simple.


 

La difficulté, en bio, c’est qu’on maîtrise moins les nuisibles. Sur les cultures de céréales par exemple, on est plus exposés aux insectes. L’autre difficulté, c’est le temps bien sûr. On savait que cela allait être prenant, mais au quotidien c’est parfois un peu lourd à porter. Pour l’instant ce qu’on essaie de faire, c’est de se stabiliser. On développe un peu plus les lentilles, les pommes de terre, le colza, mais pas plus.



Changer, pour être plus libres.


 Nous avons fait le choix d’être autonomes – ce qui demande beaucoup d’investissement financier et personnel. Mais, c’était important pour nous de pouvoir gérer l’ensemble de la chaîne de production. On travaille avec un couvoir en Bretagne, qui nous envoie des poussins de souches fermières. Ils ont une croissance lente, mais ils sont aussi plus résistants. Quand on les reçoit, généralement, ils ont à peine un jour. On peut donc commencer l’alimentation bio tout de suite. Pendant 14 semaines, on les élève – en les nourrissant avec nos céréales bio, jusqu’à ce qu’ils pèsent autour de 1,7kg. On maîtrise également l’abattage, puis la commercialisation – par le biais de revendeurs comme Le Comptoir d’Ici ou la Biocoop, ou bien directement à la ferme. On fournit également une crèche et un lycée du coin. A la différence des agriculteurs qui travaillent en coopérative, nous avons les mains libres pour gérer notre élevage selon notre propre ligne de conduite. Nous maîtrisons la nourriture, mais aussi le temps de croissance des poussins et le prix de vente des poulets. » 


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propos recueillis par MANON LIDUENA

Journaliste et Auteure

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