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Rendez-vous cette semaine avec Lilou Swann

Alors, on change ? Rendez-vous cette semaine avec Lilou Swann

Inspirer. Risquer. Réussir. Changer. Se planter. Rebondir. S’entourer. Rire. Partager. Être fiè.re.

Autant d’actions qui définissent les artisan.e.s et producteur.ices que nous rencontrons chaque jour au Comptoir d’Ici. Ils nous inspirent au quotidien et comme nous sommes sympas, nous partageons avec vous leurs visions du changement : de vie, de métier, de façon de produire et de créer.

Cette semaine, on part à la rencontre de Lilou Swann, alias Morgane Galey, créatrice de textiles basée à Lorient. 


La couture, c’est la vie.


«Lilou Swann est ma marque de textiles, sacs, vêtements et objets de décoration. Le point commun de toutes mes créations est l’association de tissus de différents horizons et influences, dans un « esprit japonisant ». J’ai toujours aimé les belles matières et lorsque je choisis un tissu, je regarde d’abord sa qualité. Il y a quelques années, j’ai fait un voyage au Japon, qui m’a orientée vers ce principe de mélange des tissus ; l’idée du métissage résonne très fort en moi. Les tissus que j’utilise viennent d’un peu partout, notamment de France et du Japon.

Je vends mes articles dans une quinzaine de boutiques, dans toute la France. Il m’arrive de travailler en co-conception avec les boutiques ou les particuliers, ce que je trouve passionnant.


Changer, c’est parfois inconscient.


J’ai toujours été attirée par la couture. Mais, comme les métiers manuels étaient peu valorisés, et que je travaillais bien à l’école, je me suis orientée automatiquement vers des études théoriques et j’ai entrepris une thèse. Assez vite, j’ai eu le sentiment d’avoir la tête « remplie » et j’ai eu besoin faire travailler mes mains. En parallèle, on a déménagé, j’ai trouvé de vieux rideaux, et tout s’est enchaîné. En me lançant dans la couture, je me suis reconnectée à la petite fille que j’étais. J’écrivais ma thèse le matin et je cousais l’après-midi, sans réfléchir. Lilou Swann a commencé finalement sans que je m’en aperçoive. J’étais dans l’action, plus que dans la réflexion. A l’époque, j’étais complètement autodidacte. Et puis, petit à petit, la couture s’est imposée – à tel point que je n’ai pas fini ma thèse. J’ai eu un enfant, et en parallèle de ma maternité, je fabriquais de petites chouettes - les seuls projets que je pouvais commencer et finir dans la même journée, et qui sont aujourd’hui mon emblème.


Changer, c’est aussi transmettre.


Je trouve dommage ce manque d’intérêt pour les filières professionnelles, encore aujourd’hui. Il est parfois difficile de se lancer dans cette voie, pour ces raisons. C’est notamment pour cela que je reçois beaucoup de stagiaires. Je trouve important de transmettre mon savoir, et aussi de les encourager dans cette voie. Il faut écouter sa petite voix, avoir confiance et bien sûr persévérer.


Changer, ça se prépare (un peu).


Quand j’ai laissé de côté ma thèse, en 2000, j’ai vraiment fait un grand saut dans l’inconnu. Je n’avais pas de modèle à suivre, ni de cadre - à l’époque le statut d’auto-entrepreneur n’existait pas. Je ne savais pas du tout où j’allais, mais j’y allais. J’ai quand même suivi plusieurs formations de couturière professionnelle, afin de maîtriser la technique et de gagner du temps. Cela m’a d’ailleurs permis de rencontrer de belles personnes, comme Catherine Legrand, de l’atelier La Bonne Renommée, qui travaillait beaucoup sur les tissus du monde.


Changer, c’est tous les jours.


Même si je passe principalement par des circuits de fournisseurs textiles, il m’arrive aussi de récupérer des tissus un peu partout. Et puis, je conserve toutes les chutes, c’est d’ailleurs l’essence même de l’association de tissus. Le moindre petit morceau d’étoffe peut venir modifier entièrement un modèle. Rien ne se perd, tout se transforme !

Depuis quelques années, je travaille avec un modéliste pour établir les formes de chaque création. Cela me permet de me concentrer sur la conception et la fabrication. Idéalement, j’aimerais aussi pouvoir travailler avec un façonnier, qui réaliserait les créations. C’est un métier qui a un peu disparu en France, depuis que l’industrie du textile français a périclité, mais il revient peu à peu. Je trouve très intéressant de collaborer avec différentes personnes ; chacun apporte à l’autre.

Cela me permettrait aussi de travailler un peu moins car, comme souvent avec les métiers passion, on peut être happé par son activité et il est parfois difficile de garder un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle. »

lilou swann
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